Jagadessen Ramasamy, gérant du Safari Bar, a rencontré la presse ce mardi pour donné sa version des faits de la bagarre sanglante qui a eu lieu dimanche en face de sa discothèque, à Grand-Baie, et impliquant des membres de l’équipe de sécurité de la boîte de nuit.
D’emblée, il a fait comprendre qu’il a lui-même été victime d’une agression le dimanche matin vers 5h45. Jagadessen Ramasamy porte à l’arrière de la tête les séquelles d’un “coup de brique” qu’il affirme avoir reçu après qu’il ait tenté de calmer “des jeunes qui discutaient avec un membre de mon staff”.
C’est son épouse, Marie Louise Dyana, qui l’a conduit à l’hôpital de Flacq pour des soins. Pourquoi ne pas être allé à l’hôpital du nord? “Je ne voulais pas y rencontrer mes agresseurs”, a-t-il justifié.

Dans la soirée de dimanche, l’affaire devait prendre une autre ampleur sur les réseaux sociaux avec la publication d’une vidéo de la bagarre sanglante. On y voit des membres de la sécurité, armés, s’en prendre violemment à un jeune. “A aucun moment nous n’avons dit à la sécurité de faire quelque chose”, a relevé Jagadessen Ramasamy.
De fait, le gérant du Safari Bar se dissocie de cette bagarre intervenue, dit-il, “après la fermeture” de la discothèque et “de l’autre côté de la rue”.
Deux décisions ont été prises dans la foulée. Le Safari Bar a “changé d’équipe de sécurité”, a indiqué son gérant. Mais aussi, “nous avons demandé à la police” que “deux policiers supplémentaires” soient postés dans les environs de la boîte de nuit, et ce, “aux frais de la boîte”.
S’agissant de l’origine de cette bagarre, Jagadessen Ramasamy a soutenu avoir “entendu” que “bann dimounn dan zot loto inn fons lor sekirite”. Depuis cette affaire, ajoute-t-il, “pa’nn gagn okenn staff sekirite lor telefonn”.
Me Anoup Goodary, son homme de loi, a déclaré que Jagadessen Ramasamy a consigné une plainte pour agression au poste de police de Pointe aux Canonniers ce lundi.
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